
Battlefield : Bad Company
publié le 3 juillet 2008- Etat : Disponible
- Développeur :Dice
- Distributeur :Electronic Arts
- Genre :FPS / Doom Like
- 23/06/2008
- 23/06/2008
- inconnue
[sommaire]
- Page 1 : Introduction, Graphismes, Gameplay
- Page 2 : Musique, Scénario
- Page 3 : Online, Conclusion
Ce serait difficile de s'en plaindre, mais la Playstation 3 est loin de manquer de FPS de qualité. Call of Duty 4, Resistance : Fall of Man, Unreal Tournament III… Mais lorsqu'un nouveau Battlefield débarque c'est un événement en soi, avec son passé d'anthologie, ses parties jusqu'à 64 joueurs et sa communauté de fans (hystériques). Autant dire qu'il vaut mieux pour la Bad Company faire honneur à son nom. Alors, pari réussi ?IntroductionAu commencement était Battlefield 1942, FPS devenu mythique au fil des ans. A ce sujet il faut rendre à César ce qui est à César, car depuis 2002 et le premier opus les développeurs ont réussi à garder les pleins pouvoirs sur leur licence chérie, et en faire ce qu'elle est aujourd'hui. Le studio DICE, de son vrai nom Digital Illusions Creative Entertainment, est basé en Suède et est avec Abba, les meubles Ikea et les Krisprolls une véritable fierté nationale… enfin il est suédois c'est ce qu'il faut retenir. Nos amis du nord de l'Europe avaient pourtant commencés par développer des jeux de flipper dans les années 90 – il n'y a pas de sots métier – avant de se lancer dans l'aventure des jeux de guerre.
Pour ce nouvel opus tout commence avec Battlefield 2142 sorti en 2006, petite excursion dans le futur pour la licence qui côtoie le temps d'un épisode des Méchas et autres vaisseaux. C'est donc à peine débarqué que DICE annonce un nouvel opus en développement, premier de la saga à se construire autour d'un mode solo et un vrai scénario : la Bad Company était née.




Electronic Arts ne comptant pas faire les choses à moitié on a vu débarquer un bon paquet de vidéos sur le net, qui permettent aujourd'hui de voir l'évolution des personnages et l'habituelle passage des images retouchées jusqu'au rendu final. Dernièrement on a pu découvrir des trailers se moquant d'autres séries mythiques comme Metal Gear Solid et Rainbow Six. Mais fini la rigolade, il est temps de décortiquer ce que le soft a dans le ventre…Graphisme et ambiancePassons directement aux graphismes puisque c'est encore aujourd'hui un indice de qualité absolue pour beaucoup. Bad Company n'est pas la tuerie graphique de l'année, le genre à vous en décoller la rétine et à faire pleurer la concurrence, mais il offre tout de même un rendu d'une très grande qualité. Plus que des graphismes c'est une ambiance que l'on nous vend, et le grain particulier de l'image accentue encore cette sensation. L'aventure se déroulant en très grande partie dans des décors champêtres vous pourrez à loisir garer votre tank au pied d'une colline pour admirer le paysage, car on se croirait vraiment plonger au milieu de cette bataille imaginaire. L'une des toutes premières scènes et d'ailleurs assez magnifique, la compagnie discute à l'arrière d'un camion et on nous laisse la possibilité de scruter autour de soi, où des chars d'assaut quitte la route pour passer à travers champs et forêt, ou plutôt par-dessus la forêt…
On en vient tout naturellement à l'intérêt premier de ce nouveau Battlefield : le moteur Frostbite. EA et DICE nous vendent donc un univers ouvert où tout est destructible. Il faudra donc oublier très rapidement l'idée qu'une porte s'ouvre, de toute façon aucune commande ne permet cette action, non une porte s'explose, et il est même plus que conseillé de faire exploser un mur proche pour jouer sur l'effet de surprise. Enfin effet de surprise pas vraiment tant l'IA est simpliste à en pleurer, mais l'on y reviendra. Frostbite est un vrai petit bijou, tout ou presque peut être détruit. Vous pourrez par exemple faire sauter un pont, mais les piliers resteront toujours intacts, comme pour les bâtisses où certains murs résisteront aux pires des attaques. En y réfléchissants un instant on s'aperçoit très vite que la possibilité de raser entièrement le décor n'aurait eu aucun intérêt, l'effet de ruine n'est présent que lorsqu'il reste au moins un morceau de béton.




Le moteur est à double tranchant, car si vous pouvez ouvrir des passages à travers à peu près tout, l'ennemi peut en faire autant. Cela pousse à sans cesse rester en mouvement, il suffit d'un tank pour faire monter la pression, on court, on entre dans une maison avant que le mur s'écroule, on prend une échelle pour se cacher un instant au grenier le temps de recharger son arme et le toit s'effondre à son tour. Immersif comme jamais, ce Battlefield nouveau offre une expérience du combat unique, l'impression d'être sans cesse une proie.Des soldats immortels ?!Passons à l'action, et avec le maniement de votre jeune recrue. Pour commencer une chose à savoir : vous êtes immortel ! Oui cela fait toujours un choc la première fois je sais, mais on se rend vite compte qu'avec le chaos régnant un peu partout sur les maps mieux vaut qu'il en soit ainsi. A chaque fois que vous le désirez vous pourrez donc vous injecter une dose d'adrénaline, ce qui remettra votre santé à son maximum ; mais tout n'est pas aussi simple qu'il y paraît.
Il faut bien comprendre que les niveaux sont immenses, et que l'ennemi y pullule en masse. Quand je dis immenses ne vous attendez pas à être largué au milieu de nulle part et à chercher durant des heures votre destination, car vous serez souvent limité à un périmètre pour des raisons de cohésion dans l'avancée du scénario, passer par tel ou tel village par exemple. Pour en revenir au sujet, on se retrouve sous des feux nourris et avec parfois aucune position de repli à portée de jambes, on encaisse du mieux possible en s'injectant entre chaque nouveau chargeur une dose d'adrénaline le temps de se mettre en lieu sûr. C'est une stratégie à apprendre rapidement, car c'est la seul pour survivre, les soldats adverses étant très résistant ; comptez un bon chargeur pour en venir à bout, sauf pour le Head Shot bien entendu.




Gros mauvais point justement durant les phases d'action, puisque l'IA est surhumaine et stupide, un mélange détonnant. L'ennemi est un peu dur d'oreille, et du moment que vous êtes dans son dos tout ira bien, on pourrait y danser la Tecktonik qu'il ne s'en apercevrait pas. A côté de ça il est rare de voir un adversaire lancer une grenade, ou se mettre à couvert intelligemment, il relèvera la tête à intervalle régulier que vous canardiez sa position ou non. Il est aussi doté de pouvoirs spéciaux, car du moment qu'il vous a vu celui-ci ira jusqu'à vous traquer dans les flammes de l'enfer. La gestion de l'IA est d'ailleurs assez étrange puisque vous pouvez rester invisible aux yeux des factions ennemies alors que vous êtes à découvert, alors qu'ils devineront votre position caché dans un buisson. Du moment que vous êtes locké il ne restera donc plus qu'à éliminer vos assaillants, fuir pour revenir plus tard ne sert à rien, car ils possèdent une grande mémoire et la capacité de savoir par où vous allez arriver. Cette omniscience rend impossible toute approche tactique et furtive, dommage car certains passages s'y seraient bien prêtés.
Enfin pour terminer avec les mauvais points parlons rapidement de vos coéquipier, la Bad Company, car si l'un des membres de votre équipe se trimbale un fusil à pompe et un lance roquette il ne s'en servira quasiment jamais. On regrette par exemple plusieurs passages où l'on reçoit l'ordre de fouiller la carte à la recherche d'une arme pour déloger un tank, alors que l'un de nos coéquipiers campe tranquillement dans un coin en attendant l'heure du goûter.
Terminons enfin ce gros passage sur le gameplay avec le pilotage des nombreux véhicules. On trouve donc une bonne dizaine de moyen de transport, classés par qualité de blindage allant de "symbolique" à "lourd" :
Jeep légère, camions
Jeeps blindées, vedettes
VCI (véhicules de combat d'infanterie)
Chars
Aéronefs légers
Le dosage dans la maniabilité en générale est assez bien rendu, la visée est correcte et le choix des touches logique et facilitant les diverses actions. Pour en revenir aux véhicules, j'aimerais signaler une petite déception pour l'hélico qui est à mon goût trop simple à piloter. Le tangage est minimaliste, le pilotage se limite à monter, descendre et tourner, incliner le stick pour avancer ne fait pas perdre d'altitude. Mais cette facilité dans le maniement permet du même coup de pouvoir s'en sortir dès la première prise en main.




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